Corse
People
Michel
Fugain a élu domicile non loin de l'Ile Rousse.
"Ça fait trente ans que je vis en Corse. La moitié de ma
vie et la moitié de mes amis sont ici. J'ai l'impression de faire
partie d'une tribu, d'une peuplade.
Les Corses sont des gens de la montagne. C'est des campagnards, pas
des gens de la mer."
Le
Prince en exil.
Cavallo, l'île des milliardaires : Emmanuel de Savoie, l'héritier
du trône d'Italie, y séjourne en été. Le prince peut voir,
depuis le toit de sa maison, la Sardaigne, son pays où il n'a pas
mis les pieds depuis 53 ans. Zone Interdite : "Y a-t-il
eu corruption a Cavallo ?"
Emmanuel de Savoie : "Peut-être y a-t-il eu négligence
plutôt que corruption… Soyons diplomate."
Le
roi d'Italie reçoit Hugolin.
Daniel Auteuil n'a pas l'habitude de se prêter aux flashes des
paparazzi. Il ne s'attendait pas à être accueilli par James
Andanson, le
photographe des stars et des princesses, lors
de sa visite chez l'héritier du trône d'Italie,
Emmanuel de Savoie. "Poser
pour des photos people va peut-être me lancer !."
Michel
Sardou a déjà compris ce qu'il fallait faire et dire.
"Je
suis toujours un peu surpris quand on montre les Corses comme des
gens à part. Ce sont des hommes et des femmes nature qui ont un
caractère, une culture, qui adorent leur région. Comment ne pas
les comprendre ?
C'est la moindre des politesses de ne pas arriver ici en terrain
conquis. Il est évident qu'en se comportant ainsi, on est obligé
un jour de rendre des comptes..."
Jean
Tibéri : "C'est à Corte que j'ai connu Xavière."
Zone Interdite :
"Vous êtes loin des embêtements parisiens ?"
Jean Tibéri : "On y pense toujours, les problèmes
parisiens sont importants, ils sont passionnants. Mais c'est réconfortant
de retrouver ses sources [...] Dans la vie politique il y a des
moments difficiles, avec des adversaires, des alliés, et des
"amis", mais avec les Corses, globalement, il y a une fidélité."
Xavière Tibéri: "Il n'y a pas d'embêtements, il n'y a
aucun embêtement. [...] On nous a pris tous les deux comme boucs émissaires,
mais ça n'a aucune espèce d'importance, c'est du papier, c'est
tout."
L'arrière-pays
traditionnel
A Pancheraccia,
au-dessus d'Alèria, Etienne Ciucci - 42 ans - fait partie de
ces quelques rares Corses qui s'accrochent encore aux villages de
l'intérieur. Il est l'un des derniers bergers corses à mener au début
de l'été son troupeau à pied vers les hauts pâturages.
"Des gens qui vivent de ça, il n'y en a plus beaucoup.
C'est très dur l'hiver. Surtout à cause de la solitude."
S'il espère
que son fils prendra sa succession, il reconnaît faire partie d'un
monde en voie de disparition : "Il faudrait que la
politique change dans nos villages, que nos élus fassent vraiment
quelque chose, ne pas toujours penser que l'Etat peut nous
subventionner. Il faut créer des emplois dans nos villages pour que
les jeunes puissent y vivre. Si ça dure comme ça, les jeunes vont
continuer à s'en aller."
"Comme
les indépendantistes, je pense qu'on pourrait faire revivre les
villages, ce n'est pas un rêve. Pourtant je ne suis pas indépendantiste.
Je suis nationaliste mais je n'aime pas la violence. Je suis
nationaliste parce que j'estime qu'on a pas mal de choses à défendre
en Corse : une langue, une culture, une identité.
On ne peut pas renier notre identité."
Incendies :
un fléau endémique
Cet après-midi
là, des sirènes sortent les habitants de Sainte-Lucie de leur
sieste : un incendie s'est déclaré dans le maquis.
Ici on est habitué. Comme dans toute la Corse, cela n'arrête pas.
Principaux accusés de ces mises à feu : les faux éleveurs. Ceux
qui n'ont pas de terres. Leurs vaches ne sont pas des chèvres,
elles ne peuvent pas pénétrer le maquis. Pour nourrir leurs bêtes,
ils pratiquent l'écobuage, la vieille solution qui consiste à brûler
quelques hectares. Une bonne pluie et en quelques semaines, l'herbe
est bonne à brouter...
Un éleveur voisin réfute ces accusations : "C'est une
industrie le feu en Corse. Ca rapporte à tout le monde."
Alors pourquoi ces mises à feu ? Une vengeance ? Une
jalousie ? Une querelle de chasse ? Un pyromane ?
Toutes les hypothèses sont possibles...
Industrie ou
pas, une chose est sûre, les incendies occupent beaucoup de monde à
commencer par la préfecture qui a eu du mal, cette année, à faire
comprendre aux médias nationaux qu'il n'y en avait pas plus que
d'habitude.
En juillet et août, 747 incendies ont brulé 3 928 hectares. L'an
dernier sur la même période, 636 feux avaient détruit 3 840
hectares.
L'affaire
des paillottes:
suite estivale
Depuis qu'il a
pris la succession de Bernard Bonnet, le préfet Jean-Pierre Lacroix
fait preuve de beaucoup de discrétion. Pour la première fois, il répond
aux questions de la télévision régionale.
"Après
quelques semaines passées ici, j'ai pu constater le décalage entre
l'image que l'on a de la Corse, et la réalité dans l'île. Je
pense qu'en Corse, s'exprime une volonté très forte de rester dans
le cadre de la République française."
"On a
pu penser qu'il y aurait des "arrangements" avec
l'application de la loi ou avec les décisions de justice. Eh bien,
il n'en est absolument rien.
Avec sérénité, avec le calme qui convient, la loi sera appliquée
comme elle le fut précédemment, de la même façon que les
décisions de justice seront mises en œuvre."
A un
journaliste qui lui demande de réagir au refus de certains de
fermer leur paillote : "Je ne veux pas croire qu'il
puisse y avoir sur ce sujet matière à longue discussion. Les
engagements devront être tenus à la date prévue."