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Interview : La métamorphose d'une star
Il est avec Brigitte Fossey en tête d'affiche de L'homme en question, de Félicien Marceau, en tournée romande avant Paris. Un vrai pari dans sa vie. Interview dans sa loge, au Théâtre de Beausobre.

24 heures : Jeudi 11 avril 2002.

Brigitte Fossey en virginale conscience d'un homme remis en question, Monsieur Jaume, alias Michel Sardou. Les deux voix, l'une aiguë, l'autre grave, se répondent en une cascade de vérités, pas toujours faciles à avouer.
Pascal Gely / Agence Bernand / ATA

Un homme charmant, mais oui. Il faut se méfier des images préconçues. On l’imaginait plus distant, plus arrogant, en correspondance avec certaines chansons coup de poing, en écho à certains anciens coups de gueule plus ou moins pertinents. Dans cette loge, mardi soir, il reçoit avec simplicité et chaleur, en jean’s et gros pull en laine. Pendant quarante-cinq minutes, juste avant d’entrer sur la scène du Théâtre de Beausobre, il évoque sans chichi ce qui apparaît comme un vrai tournant artistique. Le chanteur Michel Sardou veut devenir comédien. Le signe extérieur d’une métamorphose en réalité plus intime. Après deux tentatives, en 1996, puis en 1999, via deux aimables fantaisies, il s’attaque à une pièce aux ficelles plus costaudes, L’homme en question, de l’académicien français Félicien Marceau.

Aviez-vous joué en Suisse avec Bagatelle(s) et Comédie privée, vos deux premières pièces?

Non, je n’ai fait aucune tournée à l’époque, parce que j’avais des engagements de music-hall. Il y avait Bercy et une tournée derrière. Je n’avais pas encore basculé complètement dans le système du théâtre. Par contre, avec cette pièce, je fais une pré-tournée avant Paris (ndlr: L’homme en question a été créée en février dernier à Saint-Germain en Laye, près de Paris), et je ferais certainement une autre tournée après.

Le registre est différent cette fois-ci. Comment le définissez-vous?

D’abord, je vais vous parler de ce que je voulais faire. J’ai l’habitude de la scène. C’est assez proche, chanter ou parler, je veux dire: la gestuelle est assez semblable. Mais la technique est différente. Il me fallait donc absolument apprendre cette nouvelle technique. Dans Bagatelle(s), j’ai eu la chance d’être mis en scène par Pierre Mondy. Il m’a donné les premiers éléments indispensables pour m’attaquer au théâtre. J’ai fait une formation d’art dramatique à mes débuts, mais c’est si loin que cela ne compte plus.

L’expérience du cinéma n’était pas suffisante?

Ah non, cela n’a rien à voir. N’importe qui peut faire du cinéma. Mais n’importe qui ne peut pas faire du théâtre. Ce n’est pas la même discipline, pas la même action. Il y a un rythme intérieur à soutenir, au théâtre, qui est très différent. Après ce premier essai avec Mondy, je suis passé au cran au-dessus avec Comédie privée. La pièce était mieux fabriquée, mieux écrite. Là encore, j’ai profité des leçons du metteur en scène, Adrian Byrne, mais d’une autre manière, plus anglo-saxonne. Dans L’homme en question, il y a plusieurs niveaux de jeu et d’action. On est sur trois étages. Comme le dit le metteur en scène, Jean-Luc Tardieu, on est en-dehors et en-dedans. Et là, il faut une technique. Cette formation théâtrale m’a permis de jouer ce rôle-là.

C’est une création?

La pièce a été créée il y a trente ans par Bernard Blier et Martine Sarcey. Elle a été assez peu jouée, une centaine de fois. Elle n’avait jamais été rejouée depuis. Si j’ai choisi cette pièce, c’est parce qu’un critique littéraire du Figaro, qui avait décidé de faire un article avec la distribution de ses rêves, m’avait glissé dans celle de L’homme en question. C’était bizarre, je connaissais bien Marceau, mais pas ce texte. Je l’ai lu, je l’ai trouvé formidable. L’auteur l’a un peu remaniée. Il n’y a rien de plus ancien que le passé récent.

Quels sont les thèmes qui vous ont séduit et poussé à la défendre en scène?

J’aime les pièces, les histoires, qui évoquent le choc du temps, le téléscopage des époques. J’aime beaucoup Pirandello, par exemple. Si on voulait résumer cette pièce, il n’y aurait qu’un homme sur scène, puisque tout se passe dans sa tête. Et on est douze! Mais tout est stylisé, suggéré. C'est ce qui m’a plu dans la mise en scène, cette façon de faire apparaître et disparaître les souvenirs. C’est un jeu de glaces, avec des personnages drôles et un sujet grave.

Vous l’avez créé à Saint-Germain-en-Laye en février dernier. Puis joué à Nantes et Bastia. Quel fut l’accueil du public et des médias?

Mais très bon! J’avais un peu peur. Je suis entre le marteau et l’enclume. J’ai encore, et j’espère le garder d’ailleurs, le public de la chanson, qui se demande ce que je viens faire au théâtre. Le public du théâtre, lui, se demande ce que ce chanteur vient faire sur scène! Il faut convaincre les deux. Pour l’instant, je touche du bois, je commence à y arriver.

Vous avez la réputation d’être un homme de caractère. Est-ce facile de vous laisser mettre en scène au théâtre alors que vous dirigez sans doute l’entier de la mise en scène de vos concerts?

Dans ces cas-là, oui, c’est moi qui dirige. Mais là, c’est un autre métier, que je ne connais pas. Je salue d’ailleurs Tardieu, pour son travail, ses idées. Il a compris des choses que je n’avais pas comprises, moi, dans le texte. En fait, je suis facile à diriger, parce que je suis très flexible et discipliné pour ça. Je n’ai pas d’états d’âme, je n’impose pas et d’abord je ne sais pas ce que je pourrai imposer.

Vous auriez pu participer au choix de la distribution, par exemple?

Non, je n’ai pas voulu. C’est la responsabilité du metteur en scène. J’ai déjà beaucoup de choses à apprendre et à assimiler pour m’imposer dans ce personnage et m’imposer au public en tant que comédien. Je ne vais pas en plus prendre en charge une distribution.

Quelles différences, selon vous, entre un chanteur et son orchestre, et la vie en troupe, au théâtre?

La chanson repose sur soi-même. Finalement, on s’habille, on se maquille, mais on joue soi-même. Je rentre en scène, c’est moi ou presque. Je n’ai pas à rentrer dans la peau d’un homme que je ne connais pas, que je m’approprie. Alors qu’au théâtre, si. D’autre part, dans un show, je suis seul, certes avec des musiciens, mais je suis seul à décider du canevas. Tandis que là, je suis obligé de respecter un rythme, mes partenaires, un texte. Il y a aussi une fatigue plus forte que dans la chanson.

Y a-t-il eu un moment qui vous a décidé à devenir aussi comédien? La notion de l’âge, lié à trente ans de chanson, a-t-elle joué un rôle direct ou indirect dans votre choix?

Non, c’était un chemin assez naturel. Tous les grands acteurs que nous aimions, de Bourvil à Paul Meurisse, ont passé par le music-hall. Par contre, il a fallu trancher à un certain moment. On ne peut pas faire deux choses en même temps. Cette décision, je l’ai prise il y a deux ans lors de Comédie privée. Pour être tout-à-fait honnête, j’avais aussi l’impression dans mes écritures de chanson de tourner un peu en rond. Je me suis toujours dit que le jour où je commencerais à réécrire des chansons comme il y a vingt ans, il faudrait prendre un temps d’arrêt et laisser venir l’inspiration autrement. Le théâtre tombait à pic.

Dès le 3 septembre, vous reprenez cette pièce dans votre théâtre, celui de la Porte Saint-Martin, à Paris. Quand êtes-vous devenu son propriétaire? Avez-vous dû casser plusieurs tirelires pour vous l’offrir?

C’était un rêve. Mais ce n’est pas des tirelires, mon pauvre vieux, que j’ai cassé, c’est tout! Ce théâtre, c’est un bateau, c’est un porte-avion! Il est très beau, avec des fantômes légendaires. Je l’ai acheté l’année dernière. Je m’occupe de la programmation. Le problème que j’ai, c’est celui de tous les grands théâtres de ce type: le nombre de fauteuils. Pas loin de mille places. Donc c’est forcément un théâtre qui s’adresse à une large audience. Mais je veux prendre des pièces qui ont de la tenue, de la gueule, tout en pensant au divertissement. Economiquement, c’est un bateau très fragile. Mon père me l’avait dit: au théâtre, le plus délicat, c’est le premier mois. Si vous avez une bonne pièce, il faut absolument se défoncer. Parce que c’est le bouche à oreille qui fonctionne. Vous pouvez avoir les plus belles ou les plus mauvaises critiques du monde, la promotion que vous voulez, si les gens qui sortent du spectacle sont contents, ils vous amènent deux salles, et s’ils ne le sont pas, ils vous enlèvent deux salles. C’est clair et précis.

Vous souvenez-vous de certains conseils de vos parents?

Je me souviens de ce que mon père ressentait, et de ma mère aussi, d’ailleurs. L’écoute du public, au théâtre. S’il y a une différence avec la chanson, c’est ça. Au théâtre, que ce soit pour une comédie ou pour un drame, on écoute le silence. Et il est révélateur. Alors que dans la chanson, on entend le bruit. Il faut qu’il y en ait, d’ailleurs. S’il y en a pas, c’est mauvais signe (il rit).

Vous avez souvent suscité la controverse avec vos chansons. Vos choix théâtraux sont plus rassembleurs. Vous étiez vraiment provocateur à l’époque?

Pour être franc, ça correspond à une période de ma vie où c’était fait sans être voulu. Quand on a 19 ans, on n’écrit pas des chansons de la même façon que quand on en a 40 puis 50: ça sort comme ça, on n’analyse pas. Quand j’ai débuté, je ne pensais à rien en écrivant. Je cherchais la réussite en réalité, et je ne me rendais pas compte des maladresses, évidemment. Avec le temps, je m’en suis rendu compte, des choses profondes en moi aussi. Je ne suis pas un provocateur. J’en ai rien à secouer des gens qui ne m’ont rien fait. Cela ne veut pas dire non plus que je n’ai pas de caractère. Mais il y a certaines choses que j’aurais dû écrire vingt ans plus tard. Cela aurait été plus fin, plus malin et tout aussi efficace.

A l’époque, vous n’aviez pas peur que certains vous adorent pour avoir osé dire ce qu’ils pensaient et que d’autres vous considèrent comme un macho réac, par exemple.

C’était particulier, les années 70, très manichéen. On était toujours ou blanc ou noir. On est en fait tout en même temps. On est mille hommes en soi. Surtout, ce qui me fait rire, c’est l’importance qu’on pouvait apporter aux chansons. Comme si en 22 lignes, on pouvait apporter une solution. La chanson n’est pas une arme de combat, sauf en certaines situations extrêmes, dans d’autres pays, mais pas chez nous. Depuis, ça s’est calmé. C’est parti comme c’est venu. Quitte à sombrer dans l’excès l’inverse, dans l’insipide. Personnellement, je n’écoute plus que les infos, pas les chansons

Et les débats politiques?

Très peu.

Aucun candidat à l’élection présidentielle française ne vous a demandé de le soutenir?

Surtout pas!

Quel est votre rapport à la notion de reconnaissance?

C’est la démarche capitale. C’est ce qu’on souhaite tous quand on commence dans ce métier. Il n’y a rien de plus beau que quelqu’un vous dit: vous m’avez fait pleurer ou rire. Ou encore: "J’ai rencontré ma femme sur une de vos chansons et on a six enfants"! C’est la seule chose qui puisse avoir de l’importance dans ce métier. Moins que les récompenses, ce qui compte, c’est une salle pleine qui rit, qui est émue.

Avec tous vos fans, les salles devraient être pleines...

Ah non! Ne croyez pas ça, les fans n’aiment pas ça du tout. Mais pas du tout. J’ai reçu des lettres de colère pour dire: "Tu n’as pas le droit!", comme si j’abandonnais ces gens-là. Pour eux, c’est une trahison. Alors j’essaie de leur démontrer l’inverse, que c’est une vraie démarche. Au départ, pour Comédie privée, on avait à peine une salle d’avance. Dans ce cas, le vedettariat n’a plus rien à voir. C’est le bouche à oreilles. C’est ce qui me fascine un peu plus dans le théâtre: on ne peut pas s’abriter derrière soi, derrière son nom. C’est une vraie bataille. Il faut que les armes soient solides.

Michel Caspary

 

Une vie en jeu

A l’applaudimètre, mardi soir, dans un Théâtre de Beausobre quasi complet, Michel Sardou est numéro un, évidemment. Mais sa complice, Brigitte Fossey, qui interprète sa conscience dans la pièce de l’académicien Félicien Marceau, n’est pas loin. Encore trente secondes de plus, et c’était la standing ovation, qui eut été déplacée. Certes, il est une star et se débrouille pas mal dans son nouvel habit de comédien. Certes, elle est bonne comédienne, même si elle force un peu sur l’exubérance lumineuse. Pas de quoi, pour autant, crier au chef d’œuvre.

Une nuit d’insomnie, une de plus, alors qu’il joue aux cartes, Monsieur Jaume (Michel Sardou) reçoit la visite de sa conscience, en chair et en os une femme, et pourquoi pas? Elle l’oblige à revisiter sa vie, ses souvenirs, à se remettre en question. Il est sûr d’avoir changé. Et rien n’est moins évident. Ce veuf n’a toujours pas digéré que sa fille ait pu partir avec un autre homme. Il sera prêt à tout pour oublier les morsures de la souffrance.

Dix autres comédiens, en un habile brassage temporel, vont ainsi rejouer différents épisodes de son existence, lui-même s’incrustant dans ces reconstitutions, et révéler aussi bien les failles de sa mémoire que certaines vérités pas très agréables sur la nature humaine. Ce "roman-théâtre" démarre de manière assez dense, dans un décor astucieux de Roberto Plate, qui profite à la fois de la profondeur de la scène et des coulisses latérales. Tout s’emboîte joliment, non sans susciter fréquemment les rires d’un public conquis. Curieuse sensation tout de même, comme si la pièce valsait en permanence entre le théâtre de boulevard et la tragi-comédie, tendance philosophique.

Que vaut le comédien Michel Sardou? Après deux pures fantaisies, il étoffe son registre. Il la joue un peu ours mal léché, le sérieux mâtiné d’ironie, et tente, non sans peine parfois, de ne pas bredouiller son texte. Un lapsus, mardi soir, faillit d’ailleurs l’emporter dans un fou-rire. Il y a chez lui du Tapie (on se souvient de Vol au-dessus d’un nid de coucou, au même endroit), dans cette présence, cette aisance sur scène, cette voix forte, cette difficulté aussi à ne pas laisser sa propre personnalité prendre le dessus sur le personnage. Plus de modestie néanmoins, plus de prise de risques également, chez Sardou. Rien ne tient ici du one-man-show. On devine l’exigence du metteur en scène, Jean-Luc Tardieu. Lequel a encore du travail, cependant, pour éviter que le spectacle ne s’étiole au fil des séquences, faute de consistance dans le jeu, le rythme et le texte.

M. Cy
 
Un parcours entre triomphes et controverses

1947: naissance de Michel, fils de Jackie et Fernand Sardou, le 26 janvier. Enfant de la balle, il suit ses parents en tournée et grandit dans les coulisses des théâtres et des music-halls.

1963: rencontre avec Johnny Hallyday sur le tournage de D’où viens-tu Johnny? Ils sont toujours très amis. Devient serveur-artiste dans le cabaret de son père. Il exécute une parodie de Pour moi la vie va commencer, le succès de Johnny, et chante aussi dans divers cabarets de la Butte Montmartre.

1965: premier mariage, avec Françoise (ils auront deux enfants). Sardou prend des cours de théâtre et rencontre Michel Fugain avec qui il écrit quelques-unes de ses premières chansons. Il passe une audition chez Barclay et décroche un contrat. Premier 45 tours. Rencontre une année plus tard Jacques Revaux qui deviendra le compositeur de ses plus grands succès. Effectue dix-huit mois de service militaire (dont 180 jours de "trou" pour insultes et coups divers échangés avec ses supérieurs. En 1969, Barclay résilie son contrat au motif qu’il n’est "pas fait pour ce métier".

1970: Après Les ricains, il enregistre Les bals populaires. Premier disque d’or. Puis premier trente-trois tours enregistré en public, Olympia 71. Sort en 1973 La maladie d’amour. Suivront, entre autres, Les villes de solitude, Les vieux mariés, Requin chagrin (en duo avec Mireille Darc), Le France, Le temps des colonies, Je vais t’aimer, Je suis pour et J’accuse.

1977: sa tournée est régulièrement perturbée par les "Comités anti-Sardou". Mariage avec Babette (ils auront aussi deux enfants). Les succès s’accumulent: La java de Broadway, Dix ans plus tôt, En chantant, Je vole, Les lacs du Connemara. Il enchaîne les concerts au Palais des Congrès.

1982: premier tournage, L’été de nos quinze ans, de Marcel Jullian. En 1984, nouvelle polémique avec la chanson Les deux écoles. Deux ans plus tard, sortie de Musulmanes. Second film en 1987, Cross, de Philippe Setbon. En 1989, premier passage à Bercy. En 1990, sortie de Promotion canapé, film de Didier Kaminka. En 1991, il est l’invité de 7/7, l’émission d’Anne Sinclair. Puis Victoire de la musique (meilleur chanteur).

1992: parution de Le bac G et polémique sur les diplômes "à bon marché" et les "lycées poubelle". En 1994, retour à l'Olympia. Avec 113 représentations à guichets fermés, il bat le record de la salle.

1996: début sur les planches du Théâtre de Paris dans Bagatelle(s), une comédie de Noël Coward, mise en scène par Pierre Mondy. En 1998, Bercy encore. Et diffusion d’un fameux reportage, dans Envoyé Spécial, sur France 2, Sardou d'un bout à l'autre. En 1999, seconde pièce, de Neil Simon, Comédie Privée, adaptée par Jean-Loup Dabadie, mise en scène d’Adrian Byrne. Troisième mariage, avec Anne-Marie Périer.

2000: sortie du nouvel album, Français, dix nouvelles chansons écrites en collaboration avec Michel Fugain pour la musique.


 
Informations pratiques

L’homme en question, de Félicien Marceau, avec Michel Sardou (Monsieur Jaume), Brigitte Fossey (sa conscience) et dix autres comédiens, dont le fils de Sardou, Davy, 23 ans (dans le rôle de M. Jaume jeune). Mise en scène de Jean-Luc Tardieu. Durée: 1h45 sans entracte.

- Morges , Théâtre de Beausobre, encore ce soir (20h30). Location: Billetel. Billets à l’entrée également. Il reste quelques places.

- Neuchâtel , Théâtre du Passage, du 13 au 15 avril. Location: Billetel.

- Genève , Bâtiment des Forces motrices, du 17 au 21 avril. Location: FNAC, 022 816 12 56.


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