Michel
Sardou, l'un des plus populaires chanteurs français, était,
mardi soir, à Penfeld. Devant près de 4.000 fans de tous âges,
il a chanté plus d'une trentaine de ses chansons. Des nouvelles
et des anciennes. Notamment, toutes celles qui ont fait son
succès durant près de 40 ans de carrière.
Costume foncé et regard sombre,
Michel Sardou apparaît. Derrière lui, 15 musiciens, danseuses et
danseurs évoluent. La musique est soutenue, les lumières
intenses et c'est parti pour presque deux heures de spectacle.
« Allons danser » : avec cette nouvelle chanson,
l'artiste pose son regard sur la société actuelle. Puis voici
« Du plaisir », « Tout concorde », « Les jours
avec et les jours sans », etc. On sourit à sa phrase : «
Avec les filles, j'ai toujours fait au mieux... ». Et puis,
place à une série de succès : « La vieille », « Le
surveillant général », « 1965 », etc. Un flot de
succès.
Tiens, il sourit... Peut-être
repense-t-il à ses débuts dans la chanson. Puis il va chanter
avec son public. Assis dans un fauteuil, il commence une chanson
et la salle continue. Tous les spectateurs connaissaient les
paroles et chantent avec lui « La maladie d'amour », «
Je vais t'aimer », « Te souviens-tu d'un slow ? »,
« Les Ricains », « Musulmanes », « Les lacs du
Connemara », etc. Après cet intermède avec le public, il
reprend les rênes, pour interpréter, avec l'accent du Midi, la
chanson de Fernand Sardou, son père, « Aujourd'hui peut-être,
ou alors demain ».
Le public est aux anges, lorsque,
soudain, une voix off retentit, c'est Jackie, sa mère : «
Mais souris donc un peu... », lui dit-elle. Michel reste de
marbre, visiblement fâché et, pour s'en sortir, il va chanter
« My way ». Comme d'habitude ! La fin de la soirée est
extraordinaire, de nombreux fans se sont précipités vers la
scène pour voir de plus près le chanteur. Il reçoit des
fleurs... Sardou a du mal à s'en aller. Toute la salle chante
« Valentin'day » et puis encore « La dernière danse ».
Sardou est au piano, heureux. Le rideau tombe. |