
Un chanteur populaire
L'espèce
des chanteurs populaires n'a pas complètement disparu.
Michel Sardou en a fait la preuve Mercredi 1er avril au
Rhénus à Strasbourg, en rassemblant près de 3000
personnes.
Dernières
Nouvelles d'Alsace : Mercredi
8 avril 1998.
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Pour son concert, Michel
Sardou avait réussi à réunir un public aussi
large que varié, de la fillette fin prête pour
l'École des fans accompagnée de sa famille, aux
couples plus mûrs, en passant par quelques
adolescents. Ils étaient venus pour entendre des
vieux tubes et en ont eu pour leur compte.
C'est avec ferveur que le public s'est mis à
entonner La maladie d'amour, première chanson du
récital. Cette chorale improvisée a continué
presque toute la soirée, sauf pour les morceaux
les plus récents, qui n'avaient pas eu le temps
de se graver dans les mémoires. D'ailleurs,
Michel Sardou lui même, a dû s'aider d'un texte
pour chanter Mon dernier rêve.
Des
moments de pur bonheur
Le noir était à l'honneur : seuls les strass
discrets des choristes et une pochette rouge sur
le smoking du chanteur faisaient tache sur les
costumes. L'ambiance se voulait très relax. Mais
la mise en scène, même succincte, apparaissait
surjouée. Entre le guitariste solo, avec son
chemisier déboutonné, tel un gamin voulant
imiter une star rock, et les choristes aux poses
exagérées, le naturel était absent.
Au milieu de son orchestre, Michel Sardou a fait
preuve d'une grande économie. A l'occasion de
quelques morceaux, il s'est tout de même laissé
aller davantage, singeant des mimiques de nanas,
pour Femmes des années 80, et se lançant dans
quelques déhanchements et un jogging, une fois
qu'il avait quitté sa veste.
Le spectacle s'est achevé sur Salut une chanson
faite sur mesure, tel un générique de fin. A en
croire les cris et les applaudissements, les yeux
émerveillés et les lèvres murmurant les
paroles des chansons, Michel Sardou offrait là
à son public des moments de pur bonheur.
V. H. |
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