Index Mailing-list Actualité Discographie Vidéos Biographie
Page des fans En savoir plus Recherche Liens Courrier-FAQ Conception
 

Index: Page des fans: Articles:
 

Archives Presse

Sardou : la victoire en chantant
Salle comble au Parc des Expositions vendredi soir. Comment s'étonner avec en tête d'affiche un habitué des plus célèbres scènes nationales, vedette incontestée de la variété française depuis plusieurs décennies.

Dernières Nouvelles d'Alsace : Dimanche 5 décembre 2004.

Le plein de public, le plein de bonne humeur.
Michel Sardou a fait le plein : le plein de public, mais aussi le plein de bonne humeur, d'enthousiasme et d'applaudissements. Un concert en deux actes où les spectateurs ont pu retrouver en première partie le rythme enjoué du Sardou des premiers succès, de ses « Bals populaires » ou des ses scandaleux « Ricains », avant de faire la connaissance de cet homme nouveau, ressourcé par l'entrée de plain- pied dans le monde du théâtre, et de son nouvel album « Colères populaires ». Une mise en scène classique pour démarrer en chantant avant une pause dont la longueur quelque peu pesante n'a fait qu'ajouter à la grandeur de la surprise. Un décor magique pour la seconde partie avec un arrangement scénique irréprochable : scène surélevée pour accueillir un orchestre de huit violoncellistes ou un choeur sexy de Marie-Jeanne, jeux de lumières évoquant une ambiance « Olympia », et jeux d'ombres chinoises avec un Sardou vu de dos se détachant fièrement sur les rougeoiements des projecteurs. Chaque tableau a su dessiner fidèlement le prolongements de la musique comme une toile magique.

Michel SardouSardou étonne, il vole ?

Un Michel Sardou avec une voix d'outre-tombe oscillant entre le registre contestataire des « J'accuse » et celui plus feutré et émouvant de « La fille aux yeux clairs ». Quelques regrets pour les plus assidus de ne pas avoir entendu « La maladie d'amour » ou « Le France », mais après tout Sardou pèche par la richesse de son répertoire. Chanteur de variété qui illustre parfaitement l'appellation, non seulement par la diversité de ses musiques , mais aussi par celle de son comportement. L'image de l'homme se gardant d'afficher trop de familiarité qui colle généralement à l'artiste trouve ici un démenti de taille. Montrant une surprenante autodérision et une sympathie teintée de franc naturel, Sardou étonne. Il vole ? Non, il rase, comme il lui plaît de dire non sans un humour neuf. Exorcisant son manque de communication et la grisaille attachée à son personnage, il épate et s'attire sans conteste l'admiration de ses fans, balayant plusieurs générations d'hommes et de femmes, de tous horizons. Sur une mélodie simple il quitte la scène en un dernier « Salut » amical, un adieu jusqu'à la prochaine fois.

 

Christine Rucklin


Site des Dernières Nouvelles d'Alsace : http://www.dna.fr