
PARIS 3.700.000 euros ! Ce fut, selon un magazine
économique français, le chiffre d'affaires de Michel Sardou
en 2004 : royalties, droits d'auteur et cachets compris.
Meilleure recette de l'année devant Cabrel, Aznavour,
Corneille et Obispo, qui passent tous la barre des trois
millions d'euros tandis que les pauvres Calogero, Renaud, M
et Yannick Noah n'ont perçu que... plus de deux millions
d'euros.
Autre classement, plus récent: celui des recettes perçues
par les spectacles français. Ici, Sardou arrive en sixième
position derrière Lorie (n°1!), Aznavour, la Star Academy,
Yannick Noah et M.
Depuis le 1er juin 2001, Michel Sardou est aussi le
directeur du Théâtre de la porte Saint-Martin de Paris.
Théâtre hautement historique depuis que Napoléon, en
personne, y fut victime d'un attentat et qu'Annie Cordy y
fut Madame Sans-gêne (mais ça, c'est autre chose).
Toujours est-il qu'à la veille de se lancer dans une
activité nouvelle, Sardou avait annoncé qu'il ne cesserait
pas de chanter mais qu'on ne le verrait plus, en concert,
dans de longues tournées. Ses intentions, à l'époque,
étaient de continuer le disque, de monter des
méga-spectacles parisiens mais de ne plus reprendre la route
des provinces qu'en qualité de comédien, dans le cadre de
pièces de théâtre.
Tout en précisant qu'il ne se voyait pas systématiquement
à l'affiche des pièces du Théâtre de la porte Saint-Martin:
«Je n'achète pas un théâtre pour moi. Je ne vais pas me
distribuer dans toutes les pièces».
Quatre ans plus tard, quand on fait le bilan, on se rend
compte qu'en réalité Michel Sardou n'a peut-être jamais
autant chanté que maintenant. Sa tournée d'automne 2004 nous
l'a amené trois fois à Forest National. Là-dessus, on le
reprogramma les 27 et 28 janvier. Et maintenant qu'il
prépare son été et son automne 2005, Bruxelles est à nouveau
à son programme: pour le 21 octobre.
Dans une interview, en novembre dernier, il nous avait
expliqué pourquoi il chantait tellement: «J'ai quelques
envies de jouer certaines choses au théâtre mais, pour le
moment, ce milieu-là est difficile. De très bonnes pièces
rament.»
Du coup, le revoilà comme au bon vieux temps sur les
routes de France et d'ailleurs. Ce lundi, il commence sa
tournée d'été à Nîmes. Sept dates pour juillet et une seule
en août.
Repos jusqu'en fin septembre. C'est à Lille qu'il
retrouve la scène le 28 et il sera à Reims le 29. Après, cap
pour le Canada avec trois concerts: un à Québec et deux à
Montréal.
Douze shows ensuite entre le 12 et le 29 octobre dont
celui de Forest National.
Tout de suite après, il pourrait partir à Tahiti. La
tournée n'est pas encore officialisée. Et pour la fin de
2005 ou le début de 2006, il prévoit, pour la première fois
de sa carrière, deux spectacles aux Etats-Unis: le premier à
Los Angeles et l'autre à New York.
Ensuite, il songera à un nouvel album. Il nous en avait
aussi parlé: «Faire des chansons, c'est ce qui me plaît le
plus. Je suis en train de travailler sur le prochain album.
Je ne suis pas pressé par le temps, je n'ai pas de date
butoir, on verra ce que ça donne».
Et le théâtre? Le sien affiche, pour septembre, une pièce
grosse comme ça: L'emmerdeur que Brel et Ventura portèrent
sur grand écran, en 1973, sous l'objectif d'Edouard Molinaro.
Chez Sardou, c'est Richard Berry et Patrick Timsit - rien
que ça! - qui joueront les emmerdeurs.
Michel Sardou à Forest National, le vendredi 21 octobre.
Réservations: 0900/00456.
Eddy Przybylski