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Sardou cher et populaire
Record mulhousien : Michel Sardou a rassemblé, mardi au parc-expo, 5000 personnes ravies de retrouver des tubes de trois décennies.
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L'Alsace :
Vendredi
17 avril 1998. |
 Il a fallu rajouter des chaises et, c'est une première, ouvrir un second hall avec
une tribune supplémentaire. Michel Sardou, dont la tournée, débutée en janvier à Paris-Bercy faisait halte pour une soirée
à Mulhouse, a rassemblé 5000 personnes. Le public a pu goûter avec un bonheur qui faisait plaisir à voir à deux heures de
spectacle résumant trente ans de la vie chantante d'un homme. Difficile d'aller à contre-courant d'un véritable
raz-de-marée d'enthousiasme et souvent de vrai bonheur du public en jouant les trouble-fête du critique qui, en cette
soirée de délicieuse communion n'est pas forcément un fan transi. Ce chanteur cabotin avoue avoir « commis quelque cinq
cents chansons, soit un tour de chant de 35 heures, mais rassurez-vous la loi n'est pas encore votée... » Sardou ne peut
faire oublier que s'il a de la voix, il a aussi souvent une grande gueule. Heureusement, mardi soir le tribun avait mis
de l'eau dans son vin et les apartés socio-politiques furent limités au strict minimum.
Spectacle de maître
Question répertoire, le public en a eu pour son argent, ce qui est peu dire quand on connaît le prix des places.
Dans un spectacle à la mise en scène très pro mais sans grande originalité, Sardou a fait défiler ses plus grands
tubes, ceux qui, de « La maladie d'amour » au « Lacs du Connemara » en passant par « Les vieux mariés », « Les villes
de grande solitude » ont fait sa carrière et son succès. Patron à bord de son transatlantique où l'équipage nombreux,
solide et soudé lui obéit au doigt et à l'oeil, le grand capitaine a soulevé mardi soir des flots d'enthousiasme sans,
pour sa part, en déborder vraiment. Mais l'homme a un sacré métier : l'expérience acquise en 30 années de studio et de
scène lui a certainement forgé un caractère plus solide que la coque du Titanic et lui a permis de surnager à toutes
les modes en faisant mourir le public... de plaisir.
Trente ans de chansons signées Sardou au parc-expo pour un public enthousiaste.
J.-M. Valder |
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