
Résumé :
« Harpagon est vieux, Harpagon
est riche, Harpagon est amoureux. Autour de lui une jeunesse
agressive, insolente qui réclame sa place, qui exige sa place. A
soixante ans bien comptés n’est-il pas temps qu’il passe la main
et foute la paix au monde ? Le pouvoir tyrannique du Maître est
de plus en plus insupportable. Par son avarice, ses propres
enfants sont amenés pour survivre à user d’expédients : son fils
est contraint de jouer « pour pouvoir porter des habits
raisonnables », sa fille vit quasiment son amour dans la
clandestinité.
Tous se voient obligés de mentir,
de tromper, tant la pathologie du père abîme et salit tout ce
qu’il approche. Est-il normal que voulant se remarier, son choix
se fixe sur celle que son fils adore ? Quelle morale l’auteur
veut-il développer, quel parti veut-il prendre ? Celui de la
jeunesse, bien sûr ! Quatre années avant sa mort, Molière écrit
L’Avare, sa pièce la plus désespérée. Aujourd’hui encore, le
personnage d’Harpagon reste un mystère. »
Georges Werler
La manière caricaturale dont
Molière a multiplié les procédés comiques dans l’Avare sont
toujours aussi efficaces. Coup de bâton et bouffonneries, coup
de maître pour Georges Werler le metteur en scène qui réunit
Michel Bouquet, Juliette Carré et Jacques Echantillon pour jouer
la pièce la plus drôle et la plus désespérée de Molière.
La presse :
"Oui, il est génial. Qui ? Michel
Bouquet, bien sûr : sa présence en Harpagon, dans L'Avare de
Molière, est un des évènements de cette rentrée théâtrale de
janvier. Génial, donc. Parfait. Bouquet, c'est un funambule qui
tutoie les étoiles, un acteur comme on n'en fait plus. C'est les
années Jouvet-Dullin qui persistent et signent, un savoir
d'acteur passionnément entretenu, cultivé. Et son Harpagon,
c'est Harpagon, tout simplement... " Le Monde,
12 janvier 2007
"Michel Bouquet et L’Avare… Deuxième
! Dix-huit ans après l’avoir pour la première fois joué, Michel
Bouquet reprend le rôle d’Harpagon dans L’Avare, de Molière. Un
costume qui va à ravir à l’acteur français dont l’interprétation
confirme ce que l’on savait déjà : Michel Bouquet est l’un de
nos derniers grands monstres sacrés. " RFI,
19 janvier 2007
"Quatorze comédiens en scène, un beau décor de Pace qui souligne
le délabrement d'une maison, des costumes inventifs de Pascale
Bordet qui illustrent non pas un siècle, non pas une
contemporanéité de la pièce, somme toute fragile, mais dessinent
le caractère propre de chaque rôle, et un acteur rare, monstre
sacré, Michel Bouquet, ce sont les atouts du travail de Georges
Werler qui signe un grand spectacle généreux et populaire...
Michel Bouquet renouvelle le rythme du personnage. Cette
tragédie, Michel Bouquet l'exprime avec une empathie, donnant à
voir la solitude tragique et touchante d'un homme, d'un forcené. "
Le Figaro, 22 janvier 2007
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