Salle
de spectacle créée en 1893, 28 boulevard des Capucines, Paris 9ème.
Devient un cinéma en 1929. Bruno
Coquatrix en prend la direction en 1954 et va le transformer en
music-hall mythique.
Du 4 au 22 février 1970 :
Michel est engagé pour une première partie d'Enrico Macias qui,
amicalement, lui prodigue ses conseils. C'est un succès. A sa sortie
de scène, Coquatrix lui tend un contrat à signer: un second passage
dans la même année.
Du 12 au 25 octobre 1970 :
Michel se produit en vedette américaine de Jacques Martin. Trente
minutes sur scène. On découvre Les
Bals populaires, Et
mourir de plaisir. C'est la consécration. Sortie de scène:
Coquatrix lui tend un contrat à signer... encore ! Là, c'est pour un
passage en vedette !
Du 3 au 21 novembre 1971 : En
première partie, des attractions et les Frères Ennemis ; Michel
présente Le
rire du sergent et J'habite
en France. Un grand succès. Le soir de la «dernière», une
ovation de 12 minutes, chronométrée par Bruno Coquatrix himself. On
n'avait pas fait mieux depuis Piaf !
Du 16 janvier au 4 février 1973
: Là, c'est carrément le récital... Seul sur scène pendant deux
heures avec 30 chansons. Fernand
est très fier de son fils qui, en deux ans, a gravi tous les
échelons: lever de rideau, vedette américaine, vedette... Une
chanson fleuve, Danton,
et une affiche de «condamné» qui fait scandale.
Du 8 au 11 janvier 1974 : Musicorama
d'Europe 1 avec Carlos
et Pierre Billon
en première partie.
Du 28 décembre 1974 au 2
février 1975 : Le pote Carlos à nouveau en première partie. 15
chansons dont une totalement inédite, Le
temps rétro... Succès complet.
Du 26 octobre au 28 novembre 1976
: En première partie, Afric Simone, Pierre Péchin, Patrick
Sébastien. Un parti pris de «rire». 17 chansons pour Michel dont Je
suis pour qui va faire beaucoup parler et... agir ! Coquatrix
se frotte les mains: «Sardou, c'est le bonheur des directeurs de
théâtre. Avec lui, on ne demande jamais où en est la location. La
queue devant les guichets est suffisamment éloquente. Non seulement,
on est certain de remplir, mais aussi de refuser du monde chaque soir,
qu'il se produise deux semaines ou deux mois.» Un expert ! Bruno
Coquatrix disparaît le 1er avril 1979.
26 juin 1982 : Michel reçoit
son fan-club à l'Olympia. Ensuite, il déserte quelques années la salle de ses
débuts pour le Palais des Congrès et
Bercy.
10 janvier au 10 juin 1995 :
L'Olympia est dirigé par Paulette et
Patricia Coquatrix, femme et fille de Bruno. «J'ai fait trois Bercy,
j'avais envie de me rapprocher des gens, de supprimer les obstacles,
le superflu... se rapprocher, non pour faire de l'intimisme, mais pour
que les gens nous voient, qu'ils apprécient mieux notre travail,
celui de la voix...» (France-Soir, décembre 1994). Dates
initialement prévues : 10 janvier - 26 mars, puis 11 avril - 30 avril. On prolonge
d'abord du 2 au 4 mai puis, finalement, jusqu'au 10 juin. Les
premières parties se font par quinzaine et permettent à de jeunes
talents de s'exprimer. Renaud Hantson, Buzy, Tanya, Stephend, Marie
Carmen, Caro... Pour le show de Michel, 20 personnes sur scène dont 6
choristes et 6 violonistes. Pour sa «dernière», le 10 juin, un
accueil en forme de standing ovation interminable. Les cadeaux
s'accumulent sur scène après la dernière chanson. Plus tard, dîner
aux chandelles devant la salle vide, avec les amis... Avec 113
représentations à guichets fermés, Michel bat le record de la salle
et celui de son père, qui avait foulé la même scène en 1959 dans Paris
mes amours avec Joséphine Baker.
6 octobre au 7 novembre 2004
: Après Bercy en 1998 et 2001, Michel Sardou retrouve en 2004
l'Olympia, l'année où cette salle fête ses 50 ans... (cf.
page Actualité : Concerts).