A
la fin des années 50, les parents Sardou s'inquiètent pour leur
fils... Il traîne un peu trop dans les rues, et la bande du square
Vintimille, fait dans le style «loubards». Sur les conseils de Fred
Mella, le soliste des Compagnons de la Chanson, qui a connu les mêmes
ennuis avec son fils, ils inscrivent Michel dans un pensionnat
ultra-chic tenu par des Suisses, «Le Montcel» à Jouy-en-Josas
(Yvelines).
Jour de la rentrée épique : les
parents Sardou conduisent le fiston dans une Dauphine, modèle super
populaire de la firme Renault créé en 1956. Une énorme panière
contenant le trousseau du jeune Michel est hissée sur le toit... A
l'entrée du parc de la propriété, la Dauphine pile net... devant
une belle brochette de Rolls, Bentley, Cadillac. Intimidés, les
Sardou vont se garer dans une rue adjacente et transportent la
panière à pied...
Recommandations de maman : «Tiens-toi bien, car j'ai l'impression que
nous sommes les plus cons de la pension !» (Les sardou de père en
fils, Editions Julliard). Finalement, Michel s'adapte; une place
importante est donnée au sport. Les professeurs sont excellents ; il
s'occupe du théâtre de la pension, et se fait des copains:
Jean-Michel Ribes, Paul Wermus, Denys Granier-Deferre, etc... Du beau
monde ! La sortie du pensionnat n'est pas très glorieuse (voir Brésil).
Michel n'y passera jamais son bac ; les souvenirs sont bons
néanmoins. Aujourd'hui, les bâtiments du pensionnat Le Montcel
abritent la Fondation Cartier.
Source : Sardou de A à Z,
Gilles LHOTE
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