Chanteur français, né à Narbonne (France) le 18 mai 1913.
Dans les années 1930, Charles
Trénet participe à quelques galas en solo, dont l'un à
Marseille, à l'occasion duquel il est surnommé « Le fou chantant
». C'est à ce moment de sa carrière qu'il publie beaucoup de ses
chansons qui seront les plus célèbres : Fleur bleue, Y
a de la joie, Je Chante.
Le passé de Charles Trenet
n'est pas exempt de points noirs. Pendant la guerre, il chante
pour les Allemands, en particulier Douce France, et se
rend en Allemagne sans pour autant tomber dans la collaboration
pure et dure. En 1945, ne trouvant pas sa place dans la vague
existentialiste, Charles part pour New York et il connaît un
assez grand succès en parcourant pendant près de deux ans les
deux continents américains, du Brésil au Canada. Ce dernier
voyage lui inspire en particulier Dans les pharmacies.
En 1954, Charles rentre à
Paris où le public ne l'a pas oublié. Ses nouveaux succès comme
La Mer écrite dans le train entre Perpignan et
Montpellier ou Nationale 7 le confortent dans son rôle de
star. En revanche, la période yéyé et les années 1960 sont pour
lui une traversée du désert qui le plonge dans un oubli relatif.
Il ne trouve pour se produire que des cabarets, tel le Don
Camillo. Il reprit la route des studios et de la scène en 1971
pour faire ses adieux à l'Olympia
en 1975. Il a alors 62 ans.
Michel écrit en 1979 L'anatole, une chanson
hommage à Trénet...
Charles revient cependant à la
scène en 1983 à l'occasion du Festival Juste pour rire de
Montréal. Il ne la quittera plus : en 1987, alors qu'il est âgé
de 74 ans, il fait un tabac au Printemps de Bourges. Il
fête ses 80 ans sur scène à l'Opéra Bastille en mai 1993. En
1999, il est fait membre de l'Académie des Beaux-Arts. Son
dernier concert date de novembre 1999, à la salle Pleyel à Paris
où il donne trois récitals chantant assis.
En 1988, déçu, Michel parle de son évolution à Thierry
Séchan : «J'ai dû changer
mon opinion depuis que je le connais un peu. Si
je ne l'avais pas rencontré, il serait sans
doute encore dans mon Panthéon. Mais il a un
côté «vieille amphore» qui m'emmerde un
peu...»
Exit Trénet ? Au delà du personnage, Sardou continue à
admirer l'oeuvre, il lui consacre une dernier hommage en 1990
avec
La maison de vacances : « On fredonne "Douce France",
En cueillant des radis, Une nouvelle d'importance, C'est qu'le
chêne a grandi, Dans la maison d'vacances, On s'envie d'être en
vie, Tant que les souris dansent, Le chat qui dort sourit ».
Charles Trénet décède le 19
février 2001, à l'âge de 87 ans.