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François PÉRIER

 

François PérierDe son vrai nom François Pillu, François Périer est né le 10 novembre 1919 à Paris. Il est le père d'Anne-Marie Périer-Sardou et le père adoptif du photographe Jean-Marie Périer.

Elève du Cours Simon, il entre rapidement au Conservatoire de Paris d'où il sort... viré. Il faut dire qu'il avait un fort tempérament dans sa prime jeunesse ! L'anecdote l'opposant à Louis Jouvet demeure dans toutes les mémoires des cinéphiles et théâtrophiles avertis : comme son maître, méprisant sa performance lors d'une leçon de diction, lui dit: "Si Molière vous a entendu, il a dû se retourner dans sa tombe", notre futur jeune premier lui réplique aussitôt: "Ainsi, s'il vous a vu hier soir dans "l'Ecole des Femmes", il se retrouvera à l'endroit" !!!

Il s'illustre sur les planches dans des pièces aussi différentes que le
Tartuffe de Molière (1959 et 1984), ou Le Diable et le bon Dieu (1968-70) de Jean-Paul Sartre et Equus de Peter Shaffer (1976). Sa carrière théâtrale est marquée par son amitié avec Sartre, dont il disait qu'il avait été «un modèle et un maître». «J'ai partagé avec lui une amitié de trente ans, depuis la création des Mains sales (1948) jusqu'à sa mort (...). Aujourd'hui, sa présence, son intelligence me manquent, mais quand je le lis, j'entends sa voix».

Au cinéma, d'
Hôtel du Nord de Marcel Carné (1938), Premier Bal de Christian Jaque (1941) à Police Python 357 d'Alain Corneau (1976), avec Yves Montand et Simone Signoret, en passant par Orphée de Jean Cocteau, Gervaise de René Clément (1955) avec Maria Shell et Suzy Delair, ou Z de Costa-Gavras (1968), François Périer s'illustre dans des personnages totalement différents. On le voit aussi chez Federico Fellini, dans Les Nuits de Cabiria avec Giulietta Masina (1957), ainsi que dans de nombreux films policiers et politiques tels que Le Samouraï avec Alain Delon (1967) et Le Cercle rouge de Jean-Pierre Melville (1970), Max et les ferrailleurs de Claude Sautet (1971) avec Michel Piccoli et Romy Schneider, ou Stavisky d'Alain Resnais (1974), avec Jean-Paul Belmondo.

Commandeur des Arts et des lettres, il reçoit le Grand prix national du théâtre en 1977 et un Molière d'honneur en 1988 ainsi que le British Film Academy Award en 1956.

Michel Sardou, François Périer et Anne-Marie Périer-SardouQuand sa fille lui annonce qu'elle souhaite épouser Michel Sardou, François Périer fait cette belle réponse :
«Tu entres dans la grande famille !».
Peu avant son décès le 28 juin 2002, il donnera une dernière recommandation à Michel, en pleine préparation de sa pièce
L'homme en question : «Tu as le droit de les faire rire, tu as le droit de les faire pleurer, mais tu n'as pas le droit de les faire chier».

L'admiration de Michel pour son beau-père est immense, il le raconte parfois : «Je ferai tout pour ne pas décevoir ma femme. Même si je travaillais vingt heures par jour, je sais que je ne serai jamais à la hauteur de son père. J'y pense, bien sûr, et c'est très stimulant...»

Sources : Sardou.com


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