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Jean-Pierre BOURTAYRE

 

Jean-Pierre BourtayreNé à Paris, le 31 janvier 1942. Compositeur français.

Son père, Henri Bourtayre, est un compositeur à succès (il fut chanté par Tino Rossi et Luis Mariano, entre autres). C’est donc tout naturellement que le rejeton s’intéresse à la musique. Jean-Pierre entre au conservatoire, mais son séjour dans l’institution sera de courte durée. En effet, ses préférences allant au rock et au twist, comme la majorité des jeunes de cette génération, il se fait chasser de l'institution.

Ses premières compositions sont interprétées par Les Chats Sauvages (Oh! Lady, Cousine, 1961), puis par Dick Rivers après sa séparation d’avec le groupe (Baby John, Un homme plein d’argent, 1970). Parmi ses premiers interprètes, figure aussi Dany Boy et ses pénitents. Bientôt, les interprètes se multiplient à une cadence folle, tout comme les succès : Eddy Mitchell (Et s’il n’en reste qu’un, 1966), Richard Anthony (Le grand meaulnes, Qu’est-ce qui m’attend), Hugues Aufray (Adieu monsieur le professeur, 1968), Annie Philippe (Je découvre tout), Françoise Hardy (Toi je ne t’oublierais pas, 1968), France Gall (Rue de l’abricot, 1968).

Dans les années 1970, il écrit des musiques à succès pour Claude François : Y’a le printemps qui chante, Une chanson populaire, Le téléphone pleure, Le chanteur malheureux, Toi et moi contre le monde entier, La musique américaine, Alexandrie Alexandra et Magnolias for ever. Il collabore également avec Jacques Dutronc, Gérard Lenorman, Marie Laforêt, Nicole Croisille, Sylvie Vartan et obtient pour une de ses compositions le Grand prix de l'Eurovision en 1971 : Un banc, un arbre ou une rue, interprétée par Séverine.

En 1980, Jean-Pierre Bourtayre devient Directeur de production chez Wea. Puis, il rejoint Jacques Revaux chez Tréma. Il met alors son talent au service de Michel Sardou.
Il signe avec Jacques Revaux les musiques de :
Vladimir Ilitch (1983, c'est lui qui relève dans le film L'Aveu de Costa-Gavras, la phrase : « Lénine, réveille-toi, ils sont devenus fous »), Io Domenico (1984), Une lettre à ma femme (1985), Chanteur de jazz (1985), Musulmanes (1986), Salut (1997).
En 1992, c'est avec Michel Sardou qu'il cosigne la musique de
Le Bac G.

En solo, il nous offre les musiques de Le centre du monde (1968), Le cinéma d'Audiard (1992), Ma première femme, ma femme (1994) et Selon que vous serez... (1994), entre autres !

Il occupe pendant quelques années le poste de vice-président de la SACEM. Aujourd’hui, il est toujours actif au sein de l'organisation et reste un de ses administrateurs.

Sources : Sardou.com ; Sardou de A à Z, Gilles LHOTE


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