Directeur artistique, parolier, compositeur et
chanteur français. Fils de
Patachou, enfant du
music-hall.
La rencontre Billon-Sardou a lieu en
1963 à l'ABC, un music-hall du
bld Poissonnière à Paris, aujourd'hui disparu. Les
parents Sardou y jouent avec Patachou l'opérette
L'impasse de la fidélité.
Michel et Pierre deviennent amis.
Fernand
Sardou raconte : «Pendant
que nous jouions, les deux gosses sortaient
ensemble. J'assistais chez Michel à la naissance
d'une amitié qui ne devait jamais se démentir
tout au long de sa carrière. Même âge, mêmes
goûts, mêmes idées, mêmes ambitions : la
chanson, la chanson, la chanson. Ils étaient
inséparables, nous jouaient bien sûr des tours
pendables...» (Les
Sardou de père en fils,
éditions Julliard).
Pierre
collabore aux musiques de
America,
America (1969),
Etre une femme (1981), aux
paroles de
Je vole (1978),
Je ne suis pas
mort je dors (1979)... Et on en
passe. Il réalise également des albums pour
Sardou.
En 1975,
devenu chanteur à son tour, il fait la première
partie de Sardou à l'Olympia avec
Carlos, puis de la
tournée d'été avec, entre autres, Pierre
Groscolas.
Ensemble,
lors d'un voyage mémorable aux Etats-Unis, les
deux compères se font tatouer le même aigle sur
le bras, à Las Vegas. Pierre devient papa d'un
petit garçon en 1978, Michel Sardou en est le
parrain. En 1979, Michel rejoint Pierre dans la
passion des gros cubes : c'est l'aventure du
Bol d'Or avec quatre
Kawasaki aux couleurs de Trema. Pierre
Billon : « Michel
Sardou, cest surtout, et avant tout, une
grande tendresse, une amitié claire et forte
comme le Pont dAvignon, et un grand frère
de mon âge ».