Né
le 22 mai 1924 à
Paris. Chanteur, compositeur et acteur français d'origine
arménienne. Un des rares chanteurs français à faire
une «vraie» carrière internationale.
Charles Aznavour côtoie très
tôt la vie d'artiste. Son père s'occupe d'un café rue du
Cardinal-Lemoine où viennent jouer tous les musiciens arméniens
de Paris. Il interprète à neuf ans son premier rôle dans une
pièce au Théâtre des Champs-Élysées. En 1941, sa soeur Aïda lui
fait connaître un groupe de jeunes auteurs et compositeurs, où
il fait la connaissance de Pierre Roche avec qui il monte un
numéro de duettistes. Leur écriture est moderne, très swinguée.
Ils sont remarqués par Edith Piaf qui les engage pour une
tournée aux Etats-Unis.
Charles Aznavour se lance
alors dans la composition. Il écrit dans un petit hôtel de New
York sa première chanson Je hais les dimanches. Juliette
Gréco s'en empare, avec succès. Et ce n'est qu'un début : Eddie
Constantine, Gilbert Bécaud,
Patachou, Edith Piaf,
Maurice Chevalier, Les Compagnons de la chanson,
Johnny Hallyday,
Sylvie Vartan en font un
de leurs paroliers attitrés. Mais Charles Aznavour ne peut se
contenter de ce rôle-là et veut se voir en haut de l'affiche :
il va s'acharner à prouver qu'il est un chanteur, un vrai. En
1955, il chante enfin son répertoire à succès sur la mythique
scène de l'Olympia.
Aznavour est l'un des rares,
avec Yves Montand, à
avoir mené de front une carrière cinématographique qui n'a
jamais interféré avec sa vie au music-hall. Véritable
ambassadeur de la chanson française, Charles Aznavour court le
monde et accumule les tournées en Angleterre, aux Etats-Unis et
au Japon, intime avec les plus grands dont Frank Sinatra.
Chevalier de la Légion d'honneur, officier des Arts et lettres,
Hall of Fame USA, médaille de l'Académie française, il fait
partie des grands ténors de la chanson française, voire
internationale. De sa vie, il a fait source d'inspiration. Il a
construit un style inimitable.
Février
1970, après le premier Olympia du jeune Sardou,
Charles Aznavour lui envoie spontanément les coupures de
presse de ses propres débuts... On peut réussir
en ayant été éreinté par les critiques après
ses premiers spectacles, la preuve ! Ce geste
touche profondément Michel. De ce
jour, il lui voue une admiration sans bornes.
En 1988,
Michel parle de Charles à Thierry Séchan : «...Certaines
de ses chansons pourraient être chantées par
deux mille interprètes, elles survivront...»
Michel
Drucker, un connaisseur, déclare
à Sylvie Maquelle en 1994 : « C’est son
chanteur préféré, son idole, bien avant tous les autres "grands
classiques". Je pense d’ailleurs que Michel fera une carrière à
la Aznavour : une formidable carrière de chanteur, longue,
solide, doublée d’une grande carrière d’acteur. N’oublions pas
qu’Aznavour a fait trente films ! Dans le registre de la chanson
populaire de qualité, je pense sincèrement que Michel est le
successeur naturel de Charles.»
En 1997, Sardou et
Dabadie font un clin
d'oeil à Aznavour, dans les paroles de
T'es mon amie t'es pas ma femme
: «
Apprends la chanson d'Aznavour, Et
ça r'commenc'ra comme toujours
».