Né à Paris, le 15 mai
1920. D'abord soudeur à l'arc, coureur cycliste
et journaliste avant que le metteur en scène
André Hunebelle lui propose d'écrire des
scénarios. Scénariste,
dialoguiste et réalisateur, ses répliques
"culte" des Tontons
flingueurs ou des Barbouzes,
entre autres, marquent le cinéma français et
font le bonheur de Blier, Ventura, Gabin. Vrai titi
parisien, il ne quitte jamais sa casquette.
Tout
jeune, Michel Sardou est en classe avec François
Audiard, le fils aîné, décédé dans un
accident de voiture à 25 ans. Il rencontre papa
Audiard de temps en temps. Puis, il tombe
amoureux de ses dialogues.
En 1982, Audiard et
Ventura initient Michel à la thalasso à Quiberon. La dernière fois
qu'il rencontre Audiard, c'est à Miami. Le
«titi» est en bermuda, mais arbore une
casquette à carreaux du plus bel effet...
Michel
Audiard meurt le 27 juillet 1985, trois ans après avoir obtenu
la reconnaissance de ses pairs en remportant le César du
meilleur scénario pour Garde à vue.
Michel Sardou
lui rend hommage en 1992 avec une chanson Le
cinéma d'Audiard, qu'il co-signe avec
Didier Barbelivien, et un clip
réalisé par Bernard Schmitt. Ambiance très
Doisneau et Prévert.
Sur scène, Michel Sardou arbore à plusieurs reprises pour cette
chanson une authentique casquette ayant appartenu à Audiard. Un
symbole du scénariste que Mme
Audiard lui avait fait parvenir pour le remercier...
Quelques
répliques de Michel Audiard :
" Une fille qui
fait 95 de tour de poitrine et 32 de tour de
tête ne peut pas vraiment être mauvaise.
Elle peut seulement être légèrement sotte.
"
" Quand on mettra les cons sur orbite,
t'as pas fini de tourner !. "
" Quand on parle pognon, à partir d'un
certain chiffre, tout le monde écoute.
"
" --le crétin chimiquement pur... Je me
demande ou tu vas le chercher ?.
-- 36, quai des orfèvres. Je suis fidèle à
mes fournisseurs"
" Entre nous, Dabe, une supposition...
Hein, je dis bien une supposition, que j'aie
un graveur, du papier, et que j'imprime pour
un million de biftons. En admettant, toujours
une supposition, qu'on soit cinq sur
l'affaire, ça rapporterait, net, combien à
chacun ?
Vingt ans de placard. Les bénéfices ça se
divise, la réclusion, ça s'additionne.
"
" Un barbu, c'est un barbu. Trois
barbus, c'est des Barbouzes ! " |
" Quand les types
de 130 kilos disent certaines choses, les
types de 60 kilos les écoutent. "
" Ici c'est une grande famille. Quand un
gars veut une augmentation, il vient me voir,
je l'écoute et hop ! je le vire. "
" Tu vois, Plouc, qu'est ce qu'on a
partagé ? De la poussière, des kilomètres,
des emmerdes... Dans la vie on partage
toujours
les emmerdes, jamais le pognon. "
" Ecoute, j'ai été enfant de choeur ,
militant socialiste, et bistrot. C'est dire
si j'en ai entendu des conneries..."
" Le flinguer comme ça de sang froid,
sans être tout à fait de l'assassinat, y
aurais quand même comme un cousinage !
"
" La vérité n'est jamais amusante.
Sans cela tout le monde la dirait "
" Monsieur, si la connerie n'est pas
remboursée par les assurances sociales, vous
finirez sur la paille. " |
Sources : Sardou.com ; Le cinéma d'Audiard, Datri
Multimédia ;
Sardou de A à Z, Gilles LHOTE
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